B2B en gros et B2C au détail : une seule plateforme
Tout commence souvent par un appel téléphonique que vous n'aviez pas prévu. Vous dirigez une entreprise de distribution qui vend à des professionnels, et voilà que quelqu'un veut deux unités au lieu d'une palette : un artisan, un petit atelier, parfois un particulier qui vous a trouvé sur Google. Lui appliquer vos conditions de gros n'a aucun sens, et le renvoyer revient à offrir la marge au premier détaillant du coin. La question atterrit donc sur votre bureau : faut-il gérer la vente au détail sur la même plateforme que le gros, ou la garder à part ?
La réponse honnête dépend de votre façon de vendre, pas de ce que le logiciel sait faire techniquement. De nombreux distributeurs pilotent les deux canaux depuis un seul back-end sans jamais le regretter. D'autres tentent l'expérience, agacent leurs acheteurs professionnels et referment discrètement leur boutique de détail quelques mois plus tard. Voici la réalité opérationnelle derrière ces deux scénarios.
Un seul back-end, deux portes d'entrée
Le montage qui tient dans la durée est simple : un seul back-end pour votre stock, votre catalogue produits et une unique connexion à votre ERP, avec deux vitrines distinctes par-dessus. Votre client professionnel se connecte à un portail B2B, y voit ses prix nets, ses remises négociées, ses factures et son encours, puis commande à la palette. Un acheteur particulier, lui, arrive sur une boutique classique avec des prix TTC, un panier, le paiement par carte et un colis livré à domicile. Ni l'un ni l'autre ne soupçonne l'existence de son voisin.
Ce qu'ils partagent, c'est précisément la partie coûteuse à maintenir en double. La même quantité en entrepôt alimente les deux boutiques : quand une palette part sur une commande de gros, la boutique de détail sait que le stock est parti dès le cycle de synchronisation suivant. Vous décrivez un produit une seule fois, et les deux canaux s'y réfèrent. Et il n'y a qu'une seule intégration ERP, pas deux, et c'est là que se situe la véritable économie.
Là où les prix et la TVA divergent
Le stock partagé, c'est la partie facile. Les prix et la TVA sont l'endroit où les deux canaux diffèrent réellement, et les traiter comme une seule et même chose crée vite des ennuis. Le gros repose sur des prix nets, des tarifs par client et des remises de groupe qu'un acheteur ne découvre qu'une fois connecté. Le détail repose sur des prix TTC, TVA déjà affichée, car un consommateur qui compare votre boutique à une autre attend le montant final, pas un prix de base assorti d'une ligne de taxe à calculer lui-même.
Sur Selldi, ce sont des couches de prix distinctes appliquées à un même produit. Un sac de mortier de 25 kg porte son prix de gros de base, un prix de groupe pour votre niveau tarifaire professionnel et un prix de détail TTC, TVA comprise. Votre ERP reste la source de vérité ; la plateforme synchronise les prix, le stock et les commandes dans les deux sens, dans un intervalle compris entre 15 et 60 minutes. Pour les acteurs de la zone DACH, cela signifie que votre système comptable, quel qu'il soit, pilote les deux canaux via une seule connexion API, sans second jeu de chiffres à rapprocher à la main.
Une journée ordinaire avec les deux canaux actifs
Imaginez un mardi. Un acheteur professionnel habituel se connecte au portail B2B, reproduit sa dernière commande en deux clics et vérifie son encours avant de valider. À l'entrepôt, quelqu'un scanne un code-barres EAN ou GTIN avec son téléphone, sans aucune application à installer. Pendant la nuit, une commande de détail arrive d'un particulier qui a payé par carte, et elle atterrit dans le même ERP que toutes les commandes de gros, étiquetée « détail », TVA gérée. Les commandes en PDF et Excel que vous envoient encore d'anciens clients professionnels sont lues par la fonction de saisie automatique par IA, puis injectées dans l'ERP, sans que personne ne resaisisse la moindre ligne.
Quand cela n'en vaut pas la peine
Soyez honnête avant d'activer quoi que ce soit. Si vos clients professionnels vous perçoivent comme leur distributeur et vous découvrent ensuite en train de vendre au détail à leurs propres clients finaux, vous risquez une conversation que vous préféreriez éviter. Certains distributeurs règlent la question avec une marque de détail distincte ; d'autres estiment que le conflit de canaux ne vaut pas la marge supplémentaire et restent sur le gros uniquement. Un logiciel ne corrigera pas un problème de positionnement.
Le deuxième écueil est opérationnel. Le détail, c'est de la préparation à l'unité plutôt que des chargements palettisés, des retours de particuliers et un service après-vente soumis aux règles de protection du consommateur qui, sur le marché DACH, ne sont pas laxistes. Sans les équipes et la logistique adaptées aux expéditions individuelles et aux retours, une boutique de détail génère plus de travail que de marge. Et si votre gamme de détail devait être totalement différente de votre gamme professionnelle, l'avantage du catalogue partagé disparaît en grande partie.
Comment décider, et comment le constater par vous-même
Une règle pratique : commencez là où vos clients se trouvent déjà. La plupart lancent d'abord le B2B, puis ajoutent le détail plus tard, en complément à plus forte marge, une fois que la partie gros tourne bien. L'essentiel, c'est de pouvoir ajouter le second canal sans remplacer le premier. Avec Selldi, vous pouvez faire tourner le B2B, le B2C ou les deux sur un seul back-end ; le déploiement prend environ deux semaines, et il n'y a aucune commission sur les ventes, seulement des frais de mise en place assortis d'un abonnement, chiffrés au cas par cas.
Le moyen le plus rapide de juger si deux canaux vous conviennent, c'est de les parcourir tous les deux sur le même stock. La démo Selldi, à l'adresse demo.selldi.pl/showcase, fait tourner une boutique B2C et un portail B2B sur un catalogue commun, ce qui vous permet de comparer un même produit tel que le verraient un acheteur de gros et un client de détail. Pour en discuter à partir de vos propres chiffres, contactez l'équipe à helpdesk@selldi.pl.
Questions fréquentes
Peut-on vraiment gérer le B2B et le B2C sur une seule plateforme ?
Oui. Selldi repose sur un seul back-end (stock, catalogue, connexion ERP) avec deux vitrines distinctes : un portail B2B affichant les prix nets et les remises négociées, et une boutique B2C avec prix TTC et paiement par carte. Le stock est partagé, tandis que les prix et la TVA restent séparés. Vous pouvez démarrer avec un seul canal et ajouter l'autre plus tard, sans tout remplacer.
Comment le stock est-il partagé entre le gros et le détail ?
La même quantité en entrepôt alimente les deux canaux. Quand une palette part sur une commande de gros, la boutique de détail voit le stock diminuer dès le cycle de synchronisation suivant, réalisé dans un intervalle compris entre 15 et 60 minutes selon la configuration. Votre ERP reste la source de vérité, et un produit décrit une seule fois est lu par les deux vitrines.
Comment sont gérés les prix et la TVA sur les deux canaux ?
Chaque produit porte plusieurs couches de prix : un prix de gros de base, un prix de groupe par niveau professionnel et un prix de détail TTC, TVA comprise. Les acheteurs professionnels voient des prix nets après connexion, les particuliers voient directement le montant final. La plateforme synchronise ces prix avec votre ERP, sans second jeu de chiffres à rapprocher manuellement.
Quand vaut-il mieux ne pas ajouter la vente au détail ?
Si vos clients professionnels vous perçoivent comme leur distributeur, vendre au détail à leurs clients finaux peut créer un conflit de canaux. La vente au détail implique aussi la préparation à l'unité, les retours de particuliers et un service après-vente soumis à la protection du consommateur. Sans les équipes ni la logistique adaptées, une boutique de détail génère plus de travail que de marge.
Combien de temps prend le déploiement et quel est le modèle tarifaire ?
Le déploiement prend environ deux semaines. Selldi ne prélève aucune commission sur les ventes : vous réglez des frais de mise en place assortis d'un abonnement, chiffrés au cas par cas selon votre projet. Vous pouvez lancer le B2B, le B2C ou les deux sur un seul back-end, puis ajouter le second canal ensuite sans remplacer le premier.